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A quoi bon?

A quoi bon? – Réflexions
Musique : Catherine Braslavsky

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Une terrasse de café, un soleil radieux, une mer déchaînée, un adieu pour chaque instant. Il passe l’instant, insaisissable, infiniment plus infime que le plus petit des grains de sable et pourtant il est tout, tout ce qui compte vraiment lorsque l’on sait l’apprécier… pleinement.

Le serveur coure, fait tout ce qu’il peut mais il n’y a que l’amour qui rende heureux. Toutes ces voitures, cette pollution, toute cette sueur dans tout le goudron, tout cet argent dans les péages et tous ces gens dans les nuages… Est-il juste de penser que je suis en train de juger ? Je ne crois pas, simplement j’observe me lamentant de ne pouvoir tout changer.

Quitter pour quelques instants le domaine de la pensée, juste avoir le profond désir de s’échapper, tout oublier… Le serveur coure et coure encore, pas une seconde à perdre… Envie de pleurer, tout relâcher, se fondre dans la dimension rêvée, le paradis de proximité, un univers juste crée pour faire vivre notre propre réalité. Ces mots insensés, issus de cette belle unité cachée aux yeux de tous ces petits êtres dès la naissance enfermés, cloisonnés, éduqués, conditionnés…

Tout existe tel que je souhaite le voir exister, rien n’existe que je ne sois en mesure de modifier car tout n’est que perceptions. Ne percevant que par mes sens, est-il juste d’affirmer que tout n’est que sensations ? Je tourne en rond une fois de plus, encore et encore, à quoi bon…

A quoi bon, je ne vis pas, je pense. Penser me prive de ma vie. Est-ce là une étape ? Pourquoi subir ? Est-ce vraiment subir que de se relire et de sourire ? Est-ce une clé que de réaliser que ce sourire m’a fait ralentir ? Respirer, enfin… Respirer puis relativiser. Être né dans un monde d’infinies possibilités, un monde ouvert dans lequel l’être enfin réalisé possède toutes les potentialités. Un monde aux sept milliards de regards, un monde où tout est lié, un monde de connectivités.

Parce que je te regarde, parce que je t’entends, parce que je te touche, parce que je te sens et parce que je te goûte, c’est l’univers qui s’en délecte, c’est inconscient mais cela ne fait aucun doute. Parce que je te souries, que tu ne le sais pas mais que tu en jouis, parce qu’un jour, sans que je ne t’eus dis « je t’aime », tu liras dans mes yeux le plus merveilleux des poèmes.

Et le serveur coure et coure encore… Et qu’il y a t-il de mieux à faire que de ne rien faire ? Être là pour toi et non par toi, être et ne pas être, cesser de croire en une destinée, être au mieux de chaque instant par soi crée. Être, simplement être. Cesser d’espérer un jour être parfait, tenter de s’y contraindre, c’est se priver de liberté. Seule la liberté est perfection.

Vivre libre, c’est vivre en conscience que rien n’a plus d’importance que de vivre l’ivresse que procurent les instants, non conscients qu’ils existent. Ainsi, l’éternité est offerte à qui réalise l’Amour être en Tout, l’Amour être Tout.

Et puis, faire du temps son plus précieux ami, c’est vivre en un paradis merveilleux car c’est avoir réalisé que c’est bien maintenant et ici que « JE » n’est rien que ce que l’on veut, et que « JE » ne possède rien à quoi il ne puisse dire « À Dieu ».

Hermanito.

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