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Au Son du Tambour

Au Son du Tambour – Hermanito – Poésie

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Aller vers où et quand partir, est-ce important ? Est-ce dans un an, est-ce dans trois mois, est-ce dans trente jours, est-ce important ? Il existe un lieu, un bel endroit, une terre d’asile et de repos, une terre de joie et d’amitié qui se trouve quelque part, pas tellement loin voir même si près.

En cet endroit grandit la fleur, émanant son parfum délicat et enivrant. En cet endroit est le soleil, soleil central de tous les êtres, celui qui chauffe ou qui réchauffe quand on a froid, quand on est seul, quand on a mal et quand on a peur…

En ce lieu d’exil, il m’est possible te rencontrer car dans cette subtile réalité s’effacent toutes les barrières, toutes les frontières qui jusqu’alors me disaient que mon amour n’était pas libre, que je devais bien le garder et surtout jamais, oh grand jamais le partager.

Il existe un refuge, un nid douillet et matelassé en lequel niche un oiseau bleu qui nous chantonne et nous fredonne son fort désir de s’envoler, son doux plaisir à virevolter, suivre le courant, juste laisser aller, laisser couler la vie et toujours chanter l’Amour car voyez vous ce tout petit oiseau possède en lui les mille cadeaux.

Je vois bien dans vos yeux que vous êtes cet oiseau, désireux d’apporter du bonheur en semant vos joyaux et je vois bien dans vos gestes qu’une chose vous entrave, que cette peur manifeste fait de vous un esclave.

Il existe un endroit qui est tout près, juste là, que je trouverai demain ou peut-être dans un mois et ce n’est pas important car il sera toujours là, toujours là à m’attendre tout en guidant mes pas…

Je voudrais tant qu’il existe une carte, une carte magique qui conduise vers ce lieu, une carte magique dévoilant nos cieux. Mon espoir est grand d’un jour la trouver cette carte unique qui nous unirait alors je me dis que peut-être en fermant les yeux, en ouvrant mon cœur au son des tambours, je voyagerais vers ce lieu précis, fontaine de bonheur, comme une poésie qui m’ouvre à moi même.

Il est un endroit quelque part là-bas où vit la lumière de toute création, il est un endroit quelque part en moi qui attend le jour de l’Amour par le grand pardon. Est-ce là le chemin ? Je me dis peut-être… Ai-je trouvé la carte qui unit les êtres ? Mais oui, chante mon bel oiseau, ouvre enfin tes yeux, regarde d’en haut. Alors je baisse la tête et vois cette planète qui flotte dans le ciel infini de mon éternel puis j’entends une voix, en prêtant l’oreille qui murmure tout bas comme un chant d’amour.

Il m’est impossible de ne pas partager cette parole céleste qui m’est délivrée car enfin, j’ai compris…

Allez, lance-toi dit encore la voix, n’aies pas peur des mots, ils sont ton présent.

Mon frère, tu es là, tu me regarde en cet instant et toi ma sœur, toi qui m’écoute avec ton cœur, toi mon ami(e), toi mon amante, toi mon miroir, toi mon espoir, j’aimerais te dire, te révéler, t’expliquer, te chanter, te conter le chemin de la liberté. Je prends ma plume. Je prends ma plume et je me lève car dans ce présent qui m’est offert, la voix me dit, elle vibre en moi… que je parle trop, je dois me taire.

Un frisson alors me parcoure, de ces frissons qui disent « c’est juste ». Alors, peut-être juste une prière…

Père ciel et Mère terre, que cette plume du bel oiseau ouvre le cœur car c’est si beau. Puisse cette plume, bâton de parole, nourrir ce lieu à tout jamais.

Il existe un lieu, un bel endroit, une terre d’asile et de repos, une terre de joie et d’amitié qui se trouve quelque part, pas tellement loin voir même si près…

C’était l’oiseau Bleu.

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