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Coupable

Mon interprétation – Slam

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Dans un texte posé il y a très peu, j’ai évoqué cette thématique chez-moi récurrente qui s’adresse à tous, à toutes et qui nous parle du grand pardon. Et on m’a dit à son écoute qu’il s’agissait là d’un thème bien compliqué alors au petit matin, je rechausse ma plume, je vais tenter de m’expliquer…

J’ai besoin de mots simples et d’être logique, allez, je me risque…

Tu vois, si je ressens le besoin de pardonner ou de me faire pardonner, c’est peut-être que j’ai besoin de revoir ma façon de penser. Qui dit « pardon » dit culpabilité, qui dit coupable dit jugé, mis sur le banc des accusés. Et qui est coupable ? Qui est innocent ? Allez, viens avec moi, on va aller regarder ensemble ce qui se passe dans l’au-dedans…

Dans mon corps, il y a des cellules et il y en a plein et dans chacune de ces cellules il y a des mémoires et il y en a plein. On appelle ça notre ADN et c’est là-dedans qu’il y a tout l’amour, c’est là aussi qu’il y a toute la haine et j’en passe…

Si je te dis ça, c’est parce que je suis composé de toutes les mémoires que je transporte au quotidien, je vis avec et j’évolue, je participe tout en me disant qu’il y a un « mal », qu’il y a un « bien » et si je m’arrête sur un instant, que je m’interroge et que je me dis : « Tout mes actes et tous mes gestes, toutes mes paroles, toutes mes pensées sont liées à mon évolution et si maintenant je me projette dans mes mémoires, dans mon passé, je vois bien que j’ai été éduqué, bien, mal, c’est pas là la question et pourtant si je crois que dans ma vie j’ai fauté, je peux me dire aussi que c’est de la faute de mon éducation… »

Alors d’un coup, je ne suis plus coupable, c’est pas de ma faute, c’est mes parents, c’est ma famille, c’est mes amis, c’est mes ennemis, c’est tout mon environnement… « Non monsieur le juge, je vous jure, c’est pas de ma faute si j’ai tué, c’est avec tout ça que j’ai été fabriqué, regardez donc dans mes mémoires, il y a un ancêtre ou même plusieurs qui ont étés martyrs, tyrans et d’autres violeurs, regardez celui-là, il est bien là au dedans de moi, j’y suis pour rien si il est là, c’était un tueur qui est devenu… une part de moi ».

En psychiatrie, dans ce domaine que je maîtrise un tantinet, nombre de patients sont appelés par les soignants des enfants symptômes. Il est révélé que leurs pathologies, dysfonctionnements sont la résultante d’une ou de plusieurs problématiques et déséquilibres familiaux. Sont-ils alors les responsables de leurs dysfonctionnements ? Bah, que nenni ! Pourtant lorsqu’un problème survient, c’est bien eux que l’on montre du doigt…

Ok, je te l’accorde, le sujet est très vaste et selon moi, bah… nul n’est coupable et nul n’est innocent ou alors nous sommes tous coupables, ou alors nous sommes tous innocents. La conséquence visible de chaque acte posé a toujours éclaboussé l’ensemble, le monde, et oui, toute notre humanité. Chacun fait de son mieux avec ce qu’il est, avec ce qu’il a été, avec les billes qu’on a bien voulu lui donné, le jeu de toute sa vie, il lui a bien été… légué. qui est coupable ? Qui est innocent ?…

Le grand pardon, c’est pouvoir porter tout ça jusqu’à notre conscient. C’est possible parce que impossible n’est pas français…

Je vous remercie de votre écoute et aujourd’hui c’est noël et je vous souhaite un joyeux noël.

Hermanito.

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