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En mille regrets

En mille regrets – Mon interprétation
Musique : Catherine Braslavsky – Jeff Buckley

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Est-il vraiment utile que je vous dise, que je vous raconte encore tout cela, je ne sais. Ce que je sais, qu’on se le dise, c’est qu’un jour, toi et moi on mourra. Il n’est qu’une forme bien difficile à définir, peut-être la source, celle qui sait ton devenir, juste une image, elle t’appartient, qui saurait te dire quand, quand et à quel moment de cette terre tu disparaîtras. Ma plume glisse, seule, sur cette page qui se noircit, je ne sais même pas ni comment ni pourquoi coulent ces mots. Parler de la mort, maintenant, maintenant et ici pourrait n’avoir aucun sens et pourtant…

Il est bien entendu et cela tu le sais, qu’il peut-être de ton choix d’arrêter cet audio, d’arrêter d’écouter ce discours macabre et préférer te réfugier dans ce que tu connais, dans ce que tu pratiques, dans cette croyance d’immortalité oubliant pas là-même tout au long de ta vie jusqu’à quel point chaque instant peut-être magique.

C’est juste en cela ce petit rappel, chaque moment vécu à son importance, chaque instant vécu peut-être éternel, chaque mouvement de toi peut-être une danse. Ma plume ne s’arrête et une question vient : « si je meurs dans quelques moments ou si je meurs demain, que restera t-il, qu’aurais-je donc laissé aux miens » ?…

Vais-je quitter ce monde en mille regrets de n’avoir vraiment vécu, de n’avoir vraiment joué, vais-je partir demain en regardant derrière et me lamenter, enfin, de n’avoir jamais vraiment su… aimer ? Qu’ai-je fais de ma vie, qu’ai-je fais de la tienne ? S’envole mon âme vers un infini, qu’ai-je fais de ma vie, est-ce que quelqu’un m’aime ? J’avais des ennemis, de la colère, j’avais de la haine.

Qu’est-ce que chaque réveil au petit matin sinon l’immense chance, encore une de plus, d’expérimenter le savoir aimer, le pouvoir partager, le don d’un sourire à cet(te) inconnu(e), offrir une épaule ou prêter l’oreille, qu’est-ce que chaque réveil au petit matin ?

J’ai toujours le choix de gaspiller mon temps, ce temps précieux que m’offre la vie mais si là, maintenant, si là maintenant je regarde au dedans, je peux bien toucher cette larme de tristesse, je peux bien goûter cet océan de tendresse que j’ai su garder.

Et moi qui pose ces mots, celui qu’on appelle petit frère ou « hermanito », je suis encore seul devant ce cahier. Ma plume glisse toujours en rythme effréné et je pense à toi de l’autre côté, je sais que tu es là, au dedans de moi et je sais aussi que tu n’es pas seul(e) parce que je suis là, au dedans de toi…

Et si malgré tout l’isolement te hante, alors, ensemble, délectons-nous de ce petit air que je veux t’offrir et si on ferme les yeux et qu’ensemble on chante, nous saurons rêver d’avoir cet instant partagé.

Que ta journée sois belle ma bien chère sœur, qu’elle soit d’amour remplie mon tendre frère, mon bel ami. Nos chemins sont lumineux, n’oublions pas que chaque instant se vêt de la parure de notre seul et propre choix.

Hermanito.

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