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Gaïa – Mère Terre

Gaïa – Mère Terre – Mon interprétation
Musique : Catherine Braslavsky

***

Enfin, je viens vers toi Mère Terre, par le cœur et par la pointe de ce stylo afin de déposer sur ce papier comme une prière qui saura faire écho à tous mes idéaux…

Il est temps pour l’oiseau de prendre son envol, d’ouvrir grand ses ailes et pouvoir t’observer, te découvrir depuis là-haut, depuis tout là-haut. Alors je ferme les yeux et laisse s’évader cette part de conscience, cette part qui maintenant te regarde et te trouve là… Tu sembles flotter au beau milieu d’un espace sans limites, toi que l’on appelle Gaïa, la planète bleue, vue d’ici tu m’apparais si petite.

Je me cherche , moi, moi qui chaque jour te parcoure de mes pas, je me cherche et ne me vois pas. Un grain de poussière qui retournera à la poussière, peut-être dans l’oubli ou peut-être pas, qu’importe, il est si doux ce moment, si léger. Le recul est suffisant, je m’arrête là pour un petit temps.

Qu’as-tu à me dire, chère déesse, chère Terre Mère, je veux m’offrir le temps de t’écouter, maintenant…. Je ferme les yeux à nouveau pour entendre ceci

« – Pourquoi, dis-moi l’oiseau, pourquoi chaque jour tu me parcoure de tes pas, dis-moi pourquoi, alors, tu ne me vois pas? Tu es part de moi et je suis part de toi, je t’abreuve et te nourrit, je t’ai vue naître et te permet la vie!…
Pourquoi? Dis-moi l’oiseau, pourquoi tu ne me regarde pas? Est-ce que tu te pense si grand, est-ce que tu te pense si important que tu en oublies tout ce que je t’offre au quotidien, que tu en oublies de me dire simplement… Merci? Dis-moi, l’oiseau…
Dis-moi l’oiseau, serais-tu là si je n’y étais pas? Regarde ta vie l’oiseau, regarde ton parcours vu de là où tu es, vu depuis tout là-haut. Combien de fois sur ton chemin as-tu su te dire que tu n’es séparé de rien, que toi, moi, tout ce qui existe est maintenu dans un fragile équilibre par cette infinité de liens… Tu te fais appeler « Hermanito » l’oiseau. Considères-tu tes frères, tes sœurs, comme des égaux? Saurais-tu te voir si eux-même n’étaient pas là? Est-ce que tu sais dire merci pour cela, dis-moi l’oiseau, le sais-tu?
Ton souffle est mon souffle et je respire quand tu respire, je te vois quand tu me vois et mon âme pleure quand enfin tu lâches, quand enfin, toi aussi tu pleures.
Nous faisons partis d’une seule et même conscience l’oiseau, la preuve en est que tu peux m’entendre en ce moment même…
Interroge-moi, je te répondrai alors. Respecte-moi et tu te respecteras alors. Tout ce que tu me feras ou ne me feras pas, me diras ou ne me diras pas, chaque graine que tu sèmeras sur ton passage germera en moi et grandira en toi l’oiseau.
N’oublies pas cela, s’il te plaît, ne l’oublies pas pour toi et aussi pour moi, ne l’oublies pas car dans cette conscience unifiée que tu as tant de mal à percevoir, chaque être, chaque âme de chaque règne se nourrit de tout ce que tu sème par tes actes, certes et aussi par tes paroles et encore par la moindre de tes pensées.
Aime-moi, l’oiseau. Aime-moi comme tu aime ta mère nourricière et ne crains jamais de trop aimer car c’est bien depuis chaque parcelle d’amour que je recevrai que je pourrai offrir une grande abondance à tous mes enfants.
Viens, reviens vers moi maintenant l’oiseau, reviens me fouler de tes pas, ne m’oublies plus et fais de ton chemin un parcours fleuri.
Nourris-toi de chaque paysage que je sais t’offrir, de chaque arbre que je sais faire grandir, de chaque fleur, de chaque odeur, de chaque couleur…
Que ton chemin devienne parcours conscient l’oiseau, tu en es capable, alors… en route!
Reviens vers moi maintenant… Je te remercies de ton écoute et te souhaite un merveilleux voyage.

Hermanito

4 Comments

    • Hermanito

      Merci à toi Lydia de ton écoute tellement bienveillante… Te souhaite le meilleur à venir. Bises bien fraternelles, Hermanito.

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