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Perte d’altitude

Les temps me bousculent et me chahutent,
Les lunes se succèdent, elles jouent avec moi,
Le passé est là et il me hante,
De la joie émerge le désarroi…

Il est cinq heures et je ne dors pas,
Je tourne en rond, fais les cent pas,
Le ciel est clair et la nuit fraîche,
Y’a le printemps et moi je sèche.

J’ai tant rêvé ce beau futur,
Il arrive pas, il est pas là,
Patience est mère des vertus?
Le temps est là, lui qui me tue.

A petits feux, seul dans mon coin,
C’est bien certain je manque de rien,
Alors j’me dis qu’est-ce qui n’va pas?
Alors j’me dis que tout fout l’camp.

V’là les paroles désabusées
Du petit être demeuré
De celui-là qu’à tellement cru
Montrer la voie d’un coin perdu…

Il en faut peu, vous croyez pas,
Pour passer du fou rire au trépas,
Bon, c’est assez, j’vais méditer,
Il est grand temps d’me relever.

Il est cinq heures, le ciel est clair,
Y’a les étoiles, moi tout en bas,
Qu’est-ce qu’on s’en fout me direz-vous,
Y’a rien de grave me direz-vous.

Hermanito

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