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Relatif

Relatif – Hermanito – Slam

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C’était hier, j’avais trente ans, je l’ai vécu ce grand voyage, celui du dedans… Une régression, une progression, un saut quantique et aussi un aller simple vers la découverte d’une grande institution. Quand j’y repense aujourd’hui, c’est en r’voyant tous mes amis qui, pour certains d’entre-eux, c’est sûr, y goûtent encore à ces hôpitaux de la mort… Relatif.

Déambulant dans les couloirs sans fin de ces grandes maisons d’accueil, sans s’demander c’que s’ra demain, en avalant soir et matin tous ces cach’tons, putain, j’t’assure que c’est pas rien… Relatif.

Alors aujourd’hui, comme toi, j’suis confiné, enfermé encore une fois et je sais me dire la chance que j’ai quand j’pense à mes amis qui sont là-bas, en psychiatrie. Les oubliés, les psychotiques, les recalés, schizophréniques, les décalés les psychopathes, les répudiés d’une industrie, les rejetés d’un système qui tire vers sa propre fin, un système pourri, un système, si Dieu le veut, fini. Relatif…

J’ai pas pour objectif en posant tous ces maux de t’saper l’moral, non pas du tout. J’avais juste envie au petit matin, au milieu de cette nuit de te permettre de relativiser un peu, de comprendre un des aspects de ce grand mot qui résonne tant pour moi aujourd’hui… Car oui, tout est relatif…

Alors, si ton cœur n’est pas en fête dans ces moments de résilience, dis-toi donc bien qu’en fait, la vie n’est qu’une simple danse. Paradisiaque ou endiablée, d’un souffle lourd ou très léger, sois la musique de ton corps, respires-là, fais-là vibrer depuis maintenant jusqu’à ta mort.

Car j’en suis sûr, il vient enfin. Il vient enfin le temps sans temps, sans aucune heure, sans plus de minutes, sans même une seconde… l’entends-tu, dis-moi, l’entends-tu ? Il coure vers nous ouvrant ses bras, virevoltant et chavirant, hurlant à qui l’entend : « Vis ton présent, demeures léger, restes chez toi et regarde au dedans, vas-y, c’est maintenant, il est temps, détaches-toi, libères-toi !».

Maintenant que ce temps t’es offert, sais-tu les entendre ces flots d’Amour qui nous bouleversent, qui nous remuent, qui nous pénètrent sans crier gare pour éclairer un monde perdu ?

Notre univers, une énergie, celle de l’Amour, juste des vibrations, rien qu’une mélodie vivante… Que puis-je faire de ma réalité, qu’est-ce que j’attends, qu’est-ce que je veux, où sont mes besoins, où sont mes talents ?

Moi, aujourd’hui, j’ai qu’une envie, pousser un cri : Alors c’est d’un grand « OUI » que je proclame mon désir fou d’une harmonie, d’une symphonie d’entre les hommes, de la victoire d’un peuple uni…

Et je le vois en moi cet oiseau bleu, ouvrant sa cage, l’oiseau de feu ouvrant ses ailes, immenses, et dans l’élan d’une plume offerte, j’entends son cri, tonitruant, qui me rappelle que tout est là, juste au présent. Tout est déjà là, dans ce présent… Relatif.

L’oiseau Bleu.

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